Cemac : Pas de dévaluation du Cfa en vue « Quotidien Mutations » Cameroun

Assurance donnée hier par le gouverneur Abaga Nchama au terme d’un comité de politique monétaire de la Beac.
Un comité de politique monétaire (Cpm) extraordinaire, 20 jours seulement après le dernier qui a eu lieu le 28 octobre dernier à l’immeuble siège de la Banque des Etats de l’Afrique centrale à Yaoundé, tout ceci dans un contexte international de crise de la dette européenne susceptible d’avoir des répercussions dans la région Afrique centrale. Voilà qui aurait pu éveiller quelques craintes chez des observateurs de la scène économique de la zone Cemac, à l’annonce de la tenue hier dans la capitale camerounaise de ce rendez-vous au cours duquel sont généralement passés au peigne fin les indicateurs de l’économie des pays de la zone Cemac.
Mais, Lucas Abaga Nchama, le gouverneur de la Beac, lui, rassure. A l’en croire, la convocation de cette grand’messe de la banque centrale participe de la politique de prudence et de vigilance adoptée depuis le déclenchement de la crise dans la zone euro, monnaie sur laquelle est arrimée le franc Cfa usité dans la zone Cemac. En effet, souligne le gouverneur de la Beac, cette vigilance implique désormais qu’à la moindre évolution de la situation en Europe, le Cpm de la Beac soit convoqué pour pouvoir mesurer, voire palier les répercussions possibles sur la zone Cemac. Cette précision faite, l’on apprend que le Cpm de la Beac a dû se réunir à nouveau hier pour mesurer les implications de la décision prises le 3 novembre dernier par le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (Bce), de réduire «d’un quart de point à 1,25% son principal taux directeur».
Et Lucas Abaga Nchama d’afficher sa sérénité au sortir de ce Cpm extraordinaire : «les perspectives macroéconomiques demeurent favorables pour l’ensemble de l’année 2011» dans la zone Cemac. C’est que, à côté des réserves de change des pays membres de cette banque centrale qui demeurent importantes et du taux de couverture extérieure de la monnaie qui culmine toujours à 100%, le gouverneur de la banque centrale croit toujours pouvoir tabler «sur un taux de croissance réel du Pib à 4,8%» en cette année 2011 finissante, et sur un taux d’inflation toujours en dessous du seuil de tolérance de 3% acceptée dans la zone Cemac, toutes prévisions déjà faites au terme du Cpm du 28 octobre dernier.
Par ailleurs, balayant les craintes exprimées ces jours-ci par une certaine opinion sur une éventuelle dévaluation du franc Cfa à cause de la crise de la dette dans la zone euro, Lucas Abaga Nchama s’est voulu claire : il n’y a aucune inquiétude à se faire de ce point de vue. Au regard de tous ces paramètres, «et après analyse de la balance des risques pesant sur la stabilité monétaire et financière», lit-on dans le communiqué qui a sanctionné le Cpm extraordinaire d’hier à Yaoundé, il a été «décidé de maintenir inchangés les conditions d’interventions de la Beac».
B. R. M.

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